Cronos est monstrueux !
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Pantoum
Il y a trop de choses que le temps altère,
Cronos est monstrueux de manger ses enfants !
Seuls à lui résister sont l’amour d’une mère*,
Et le lien que l’amitié entre nous suspend
Cronos est monstrueux de manger ses enfants !
Le mythe, de tous temps, inspire le poète,
Or le lien que l’amitié entre nous suspend
Résiste aux coups du sort autant qu’à la tempête.
Le mythe, de tous temps, inspire le poète.
J’ai voulu lui répondre et ma plume depuis
Résiste aux coups du sort autant qu’à la tempête,
Pour donner du ressort à nos nombreux écrits.
J’ai voulu lui répondre et ma plume depuis,
Autrefois réservée, s’est faite volubile
Pour donner du ressort à nos nombreux écrits,
Tantôt badins, tantôt de nature subtile.
Autrefois réservée, s’est faite volubile
La joie de le savoir aussi disert que moi.
Tantôt badins, tantôt de nature subtile,
Ses derniers plis obscurs me causent de l’émoi.
La joie de le savoir aussi disert que moi
Se teinte ces jours-ci d’une inquiétude austère
Ses derniers plis obscurs me causent de l’émoi,
Il y a trop de choses que le temps altère…
Il y a trop de choses que le temps altère,
Cronos est monstrueux de manger ses enfants !
Seuls à lui résister sont l’amour d’une mère*,
Et le lien que l’amitié entre nous suspend
Cronos est monstrueux de manger ses enfants !
Le mythe, de tous temps, inspire le poète,
Or le lien que l’amitié entre nous suspend
Résiste aux coups du sort autant qu’à la tempête.
Le mythe, de tous temps, inspire le poète.
J’ai voulu lui répondre et ma plume depuis
Résiste aux coups du sort autant qu’à la tempête,
Pour donner du ressort à nos nombreux écrits.
J’ai voulu lui répondre et ma plume depuis,
Autrefois réservée, s’est faite volubile
Pour donner du ressort à nos nombreux écrits,
Tantôt badins, tantôt de nature subtile.
Autrefois réservée, s’est faite volubile
La joie de le savoir aussi disert que moi.
Tantôt badins, tantôt de nature subtile,
Ses derniers plis obscurs me causent de l’émoi.
La joie de le savoir aussi disert que moi
Se teinte ces jours-ci d’une inquiétude austère
Ses derniers plis obscurs me causent de l’émoi,
Il y a trop de choses que le temps altère…
* Allusion à Rhéa, mère de Zeus
