Zeugmas
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Vortex
Des milliers de liens
Attachent aux choses
C’est l’amour des chiens
Pour l’enfer des roses…
Ces heures moroses
Riches de ces riens
Sont apothéoses
Aux ennuis anciens !
Silencieusement
La laisse en automne
Enlise et dément
Tout temps et tout aune
Dans un ciel où tonne
Douloureusement
L’autan qui résonne
Témoin d’un amant…
S’enfuir ? Echapper ?
Le piège est cosmique !
C’est pour mieux happer
Que le temps cynique
Tisse un viatique
Semblant nous draper
De cette encyclique :
Rien ne va frapper !
On entend le son
Des milliers de liens
Semblant nous draper
Douloureusement !
Pour avoir été
L’homme n’en peut mais…
Si le feu s’allume
A l’âme en été
Ces fumets qu’on hume
Pour avoir été
Véloce / arrêté
Vivant puis posthume
Ne sont satiété
Que d’une amertume…
L’hiver n’est pas libre
Sévère saison
Elle lance et vibre
Sa dure oraison !
On entend le son
Du froid qui défibre
L’arbre et la raison
D’un humble équilibre…
En ce très bas monde
Où ne luit jamais
Qu’un futur qui gronde
L’homme n’en peut mais !
Jolis mois aimés
Vous partez à l’onde,
Noyés décimés
Par la folle ronde !
Ces heures moroses
Ces fumets qu’on hume
L’autan qui résonne :
L’hiver n’est pas libre !
En ce très bas monde
Le piège est cosmique…
(Pardonnez-moi, "Zeugmas", c'est un doublon, et on ne peut pas changer le titre !)
