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Nocturne de février
7

(Instrumentations : Guitare, violon, banjo et contrebasse)


La lune blanche de février
Projetait, comme un feu de foyer,
Un ballet d'ombres à effrayer,
L'hiver s'annonçait morne et sans vie.
La nuit d'une froidure infinie
Psalmodiait sa propre symphonie.

Ce long nocturne classique
Nous réchauffait de musique.
Ses accents d'un chant fugué
Nous charmaient... O gué ! O gué !

La brise chantait un air troublant,
Un pic-bois tambourinait gaiement,
Les flocons blancs dansaient tendrement
Dans la forêt au manteau de neige.
Un loup hurlait son glacial solfège
Au vent sifflant d'un froid de Norvège.

Des violons aux cœurs tristes
Versaient des larmes d'artistes.
Leurs Fa La Do Ré gracieux
Se dissipaient dans les cieux.

De ma fenêtre aux carreaux givrés,
J'écoutais ces sons doux et feutrés
Comme une aubade aux vers inspirés.
Sur une branche de pin gelé,
Un hibou à la voix syncopée
Hululait sa triste mélopée.

Adoucissant les nuages
Et les tonnerres bien sages.
Cette finale au ton doux
Mourait en pluie de redoux.

L'hiver s'annonçait morne et sans vie,
La nuit d'une froidure infinie
Psalmodiait sa propre symphonie.
De ma fenêtre aux carreaux givrés,
J'écoutais ces sons doux et feutrés
Comme une aubade aux vers inspirés.
Tous droits réservés © Claude Lachapelle / Mars 2020

© Poème posté le 13/03/2020 par Claudel

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