Solitaire
7
Dès le seuil de l'enfance,
A l'aube du chemin,
J'ai aimé cette errance
Où l'esprit peut soudain
Trouver une cachette,
Bâtir un univers,
S'inventer une fête
Et tout faire à l'envers.
Dans la cour de l'école,
Parmi cris et ballons,
Parmi la ronde folle
Des saisons, des leçons,
J'avais ailleurs la tête,
Je rêvais, je volais ...
Forêt, lune, alouette,
Solitaire j'étais.
Si me voyez en ville
Et me reconnaissez
Entre cent, entre mille
Choses que vous croisez,
Ne prenez point ombrage
De mon air comme absent :
C'est qu'un autre nuage
En des lointains m'attend
Et m'offre en d'autres sphères
Et en d'autres pays
Les brumes éphémères
De ses flots infinis
Où gîte le silence
Que je cherche et poursuis ...
Vent, houle, étoile et danse,
Solitaire je suis.
De même ira la vie,
Au souffle de son pas
Que la source jaillie
Du tonnerre, là-bas,
Fait mugir et se taire.
Ainsi s'écoulera
Ma course sur la terre,
Et toujours planera
Quelque pensée intime
En ces lieux dérobés
Où se forme la rime,
En ces antres fermés
Où l'image frissonne ...
Et quand déclinerai,
Ombre et feuille d'automne,
Solitaire serai.
A l'aube du chemin,
J'ai aimé cette errance
Où l'esprit peut soudain
Trouver une cachette,
Bâtir un univers,
S'inventer une fête
Et tout faire à l'envers.
Dans la cour de l'école,
Parmi cris et ballons,
Parmi la ronde folle
Des saisons, des leçons,
J'avais ailleurs la tête,
Je rêvais, je volais ...
Forêt, lune, alouette,
Solitaire j'étais.
Si me voyez en ville
Et me reconnaissez
Entre cent, entre mille
Choses que vous croisez,
Ne prenez point ombrage
De mon air comme absent :
C'est qu'un autre nuage
En des lointains m'attend
Et m'offre en d'autres sphères
Et en d'autres pays
Les brumes éphémères
De ses flots infinis
Où gîte le silence
Que je cherche et poursuis ...
Vent, houle, étoile et danse,
Solitaire je suis.
De même ira la vie,
Au souffle de son pas
Que la source jaillie
Du tonnerre, là-bas,
Fait mugir et se taire.
Ainsi s'écoulera
Ma course sur la terre,
Et toujours planera
Quelque pensée intime
En ces lieux dérobés
Où se forme la rime,
En ces antres fermés
Où l'image frissonne ...
Et quand déclinerai,
Ombre et feuille d'automne,
Solitaire serai.
Deux chansons ont quelque peu inspiré et accompagné ces vers :
- "J'ai dix ans" d'Alain Souchon
- "Qu'est-ce que je viens de dire !" de Francis Cabrel
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