Présente chaque jour du matin au grand soir
Sans forces plaintes ni regrets et souvent souriante
Elle accomplissait sa tâche, une tâche d’enseignante
Autant présente en classe qu’en sa maison dortoir
Voici la maîtresse d’école que ma mère a connue
La chère sœur Adélaïde, une béguine toute menue
Elle était là toujours pour aider les êtres dévoyés
Ou remplaçait les mères de gosses déboussolés
C’était tantôt des gamins en larmes qu’elle allait consoler
Tantôt des derrières crottés qu’il fallait nettoyer
Elle était désintéressée d'une nature généreuse
Certes avec des défauts comme ceux des humains
Mais toujours prévenante et aussi consciencieuse
Elle faisait alors son métier de manière altruiste
Elle soigna un jour de la grande guerre des germains
Les blessés des deux camps avec d’autres femmes
D’ici se dévouant avec et parmi ces autres dames
L’âme et l’esprit remplis de pensées humanistes
