Aux fils des ans
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Une risée agile écorche le souffle de ma plume,
Le vélin se meut, embaumé de vers intimes,
Au doute d'un friselis, endormi sans rimes
Dans l'émoi sans lendemain, à la brume.
Chaque matin a craquelé le jour gracile et délicat,
De mes rêves exilés où voyageait souvent
Au rythme de ta voix, le souvenir de toi, Papa.
Sur notre photo en noir et blanc aux fils des ans,
Nos silhouettes floues arboraient son aura.
Au gouffre de mes silences, sous le fil d'horizon,
Je goute le crépuscule, comme des mots qui chantent
Des phonèmes, des lettres, de délicieuses compositions
Au gouffre de mes silences, Hier me hante...
Le vélin se meut, embaumé de vers intimes,
Au doute d'un friselis, endormi sans rimes
Dans l'émoi sans lendemain, à la brume.
Chaque matin a craquelé le jour gracile et délicat,
De mes rêves exilés où voyageait souvent
Au rythme de ta voix, le souvenir de toi, Papa.
Sur notre photo en noir et blanc aux fils des ans,
Nos silhouettes floues arboraient son aura.
Au gouffre de mes silences, sous le fil d'horizon,
Je goute le crépuscule, comme des mots qui chantent
Des phonèmes, des lettres, de délicieuses compositions
Au gouffre de mes silences, Hier me hante...
