A l'abri de l'osmonde,
Il ne me restera des plaisirs de ce monde
Qu’une image de toi, le soir au coin du feu
Ou parfois dans les bois sous l’azur vraiment bleu
A cueillir une fleur, en secret sous l’osmonde
Et nos éclats de rire à admirer l’aronde,
La noire hirondelle qui faisait très beaux jeux
A voleter trop bas presque dans tes cheveux
A quoi pensait-elle, la douce vagabonde ?
Et je m’en souviendrai sans le moindre remord
Quand je serai déjà aux portes de la mort
Ton amour fut pour moi des monts et des merveilles
Qui bercent encore mon cœur et mon esprit
De nos chauds automnes en leurs couleurs vermeilles
Ainsi, je retiendrai nos très doux moments pris.
