Élixir d’amérique
6
Tôt le matin, Tekakwitha *
aimait marcher dans la forêt
elle avançait hésitante
sur le sentier blanc
d'un printemps hâtif
elle entendit un bruit de feuilles
un écureuil grimpait le long d’un arbre
et se mit à boire près d’une branche cassée
l’Amérindienne le regarda, étonnée
pourquoi boire là
plutôt que dans le ruisseau tout près…
elle imita l’écureuil en faisant une entaille
dans l’arbre avec son couteau
surprise !
et voilà que l’arbre pleurait
une eau sucrée de cristaux de larmes
de cette fente, la sève coulait
jusqu’au pied de l’arbre
le lendemain, elle revint au même endroit
et elle vit une traînée de sucres d’érable
que l’écureuil léchait goulûment
le soleil printanier avait évaporé l’eau
et il ne restait qu'un liquide sirupeux
Tekakwitha venait de découvrir
le sirop d’érable
elle remercia l’écureuil et courut
jusqu’à son village
pour leur annoncer la bonne nouvelle.
(Série : prose laurentienne)
* Tekakwitha : « Celle qui avance en hésitant » en langue iroquoise.
aimait marcher dans la forêt
elle avançait hésitante
sur le sentier blanc
d'un printemps hâtif
elle entendit un bruit de feuilles
un écureuil grimpait le long d’un arbre
et se mit à boire près d’une branche cassée
l’Amérindienne le regarda, étonnée
pourquoi boire là
plutôt que dans le ruisseau tout près…
elle imita l’écureuil en faisant une entaille
dans l’arbre avec son couteau
surprise !
et voilà que l’arbre pleurait
une eau sucrée de cristaux de larmes
de cette fente, la sève coulait
jusqu’au pied de l’arbre
le lendemain, elle revint au même endroit
et elle vit une traînée de sucres d’érable
que l’écureuil léchait goulûment
le soleil printanier avait évaporé l’eau
et il ne restait qu'un liquide sirupeux
Tekakwitha venait de découvrir
le sirop d’érable
elle remercia l’écureuil et courut
jusqu’à son village
pour leur annoncer la bonne nouvelle.
(Série : prose laurentienne)
* Tekakwitha : « Celle qui avance en hésitant » en langue iroquoise.
Tous droits réservés © Claude Lachapelle / Janvier 2020
