Territoire
3
Sur la dune défraîchie de ton corps
J’ai retrouvé l’oasis du poème
Que j’avais atteint sans le moindre effort
Un soir d’amour, inspiré à l’extrême.
Je m’y repose cette nuit encore,
Par grande soif dans la moite fraîcheur
Des fins ruisseaux traversant les amphores
De tes seins clairs à l’abrupte blancheur.
Je me surprends de nouveau à aimer
Ce doux territoire où tremble ta peau,
A survoler des coteaux enchantés
Qui m’avaient vu gambader au galop.
Mes mains rouvrent cette voûte d’étoiles
Sublime, qui me semblait effondrée,
Dans les ombres de la nuit qui dévoilent
L’urgence de vivre, plus que jamais.
J’écris, aussi affûté qu’une lance,
Effleurant de mes dix doigts créateurs
Ton cou tremblant, ce puits d’aigus silences
Où glissent en vers des grains de sueur.
Et je n’ai nul besoin de les relire,
Je les sens bien de cette même veine
Du poème que j’avais dû t’écrire
Lorsque vingt ans, je les avais à peine.
J’ai retrouvé l’oasis du poème
Que j’avais atteint sans le moindre effort
Un soir d’amour, inspiré à l’extrême.
Je m’y repose cette nuit encore,
Par grande soif dans la moite fraîcheur
Des fins ruisseaux traversant les amphores
De tes seins clairs à l’abrupte blancheur.
Je me surprends de nouveau à aimer
Ce doux territoire où tremble ta peau,
A survoler des coteaux enchantés
Qui m’avaient vu gambader au galop.
Mes mains rouvrent cette voûte d’étoiles
Sublime, qui me semblait effondrée,
Dans les ombres de la nuit qui dévoilent
L’urgence de vivre, plus que jamais.
J’écris, aussi affûté qu’une lance,
Effleurant de mes dix doigts créateurs
Ton cou tremblant, ce puits d’aigus silences
Où glissent en vers des grains de sueur.
Et je n’ai nul besoin de les relire,
Je les sens bien de cette même veine
Du poème que j’avais dû t’écrire
Lorsque vingt ans, je les avais à peine.
