La poésie et la ville (16) : les invalides
Avenue de Breteuil l'hiver souffle sa brise
Les arbres dénudés feraient une âme grise
Mais la façade blonde en élégant décor
Signe ici à la ronde un précieux trésor.
Lors m'enserre la tête une douleur tenace
Tenaille autour du front qui brisant l'espace
Réduit celui du songe, obsédant, inquiétant,
Si par vieille habitude oubliai un instant
Pour le chant des oiseaux sa farouche présence,
Quand chacun de mes pas me ramène à l'essence
Du chemin de la vie, sentant sous mes souliers
La terre où je suis né, celle des halliers.
Terre fertile, sauvage, offrant aux marécages
La généreuse rage et ses amples mirages.
Invalides ton dôme, guerriers broyés,
Implore du haut des cieux la pitié de l'envoyé.
Quant à rendre face humaine, le chirurgien lui procède
Lors vous qui m'écoutez voyez ce qu'histoire cède
Quand par facilité prenez comme ration
Esthétique chirurgie comme simple opération.
Les arbres dénudés feraient une âme grise
Mais la façade blonde en élégant décor
Signe ici à la ronde un précieux trésor.
Lors m'enserre la tête une douleur tenace
Tenaille autour du front qui brisant l'espace
Réduit celui du songe, obsédant, inquiétant,
Si par vieille habitude oubliai un instant
Pour le chant des oiseaux sa farouche présence,
Quand chacun de mes pas me ramène à l'essence
Du chemin de la vie, sentant sous mes souliers
La terre où je suis né, celle des halliers.
Terre fertile, sauvage, offrant aux marécages
La généreuse rage et ses amples mirages.
Invalides ton dôme, guerriers broyés,
Implore du haut des cieux la pitié de l'envoyé.
Quant à rendre face humaine, le chirurgien lui procède
Lors vous qui m'écoutez voyez ce qu'histoire cède
Quand par facilité prenez comme ration
Esthétique chirurgie comme simple opération.
