Lespoetes.net

La poésie sur internet

Précédent Suivant

Effondrement

Si tes légions avaient marché du pas de l’amour
Jusque dans les ruelles sombres de nos cœurs
Accompagnant nos voyages sur les toits de verdure
Refoulant les famines aux confins de nos âmes
J’aurais été de ces faons nés de la dernière aube
A venir se blottir auprès d’elles
Mais leurs mains sont pleines de feuilles de fin d’année
Plutôt que de caresses aux secrètes profondeurs
Des bêtes cruelles y attentent à l’orée
La moindre preuve d’amour à dépecer
Elles marchent sur un chemin sans matière ni écho
Elles ont la ruée vers l’inébranlable façade pour unique destin
Tes légions ! animal érigé, emmêlé dans la filature de ta scintillante vanité

© Poème posté le 07/12/2019 par Hurlevent

...
× Illustration agrandie