Le rocking-chair
8
Sur ce secret suspendu, le rire du frimas de l'hiver
Délivre un frisson en murmure d'hier
Toi, joli petit garçon du haut de tes huit ans,
Chuchotait la douce mélodie soufflée par ta maman.
Lové sur le rocking-chair, sous les ombres des photos vieillies,
Tu regardes de ta main fripée, l'album légèrement jauni
Tes yeux plissés, verts émeraude, s'illuminent à l'infini.
Muet, discret, le souvenir inaudible emporte le premier cri.
Seul. Le papier glacé en larmoyant rescinde tous ces sourires,
Ces embrassades faussement joyeuses sur ce non-dit
S'évanouissent et se troublent sans ire.
La porte claque, le froid indiscret
Te fait sursauter et accorde son pardon sans bruit
En câlins de tes petits-enfants adorés.
Délivre un frisson en murmure d'hier
Toi, joli petit garçon du haut de tes huit ans,
Chuchotait la douce mélodie soufflée par ta maman.
Lové sur le rocking-chair, sous les ombres des photos vieillies,
Tu regardes de ta main fripée, l'album légèrement jauni
Tes yeux plissés, verts émeraude, s'illuminent à l'infini.
Muet, discret, le souvenir inaudible emporte le premier cri.
Seul. Le papier glacé en larmoyant rescinde tous ces sourires,
Ces embrassades faussement joyeuses sur ce non-dit
S'évanouissent et se troublent sans ire.
La porte claque, le froid indiscret
Te fait sursauter et accorde son pardon sans bruit
En câlins de tes petits-enfants adorés.
