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Arbres
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Que vos parures d’or, de cuivre ou d’écarlate
Entonnent le concert pour la morte saison
Vos feuilles, par bonheur se dissipent sans hâte
Voltigeant en douceur depuis vos frondaisons

Le gel, la pluie, le vent viendront déshabiller
Vos branches,qui, dès lors transformées en squelettes
De leur bruissant feuillage à peine dépouillé
Brandiront vers le ciel des prières muettes

Arbres, vivants sujets que la nature expose
Sur le manteau du ciel détachant leurs moignons
Votre sève aux grands froids se calme et se repose
Préparant du printemps la joyeuse explosion !

© Poème posté le 06/12/2019 par Marcek

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