Roscoff
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Cette escale romantique après les abers
Me rappelle nos ivresses de philosophes,
Nous crions : « porcherie !*», « Au panthéon Corbière !»
Sur le quai qui porte ses soupirs à Roscoff.
Nous désirions lui rendre un hommage au grand air…
Quelle aubaine ! Le vent décapsulait nos bières,
Le crépuscule se nimbait de foudres énormes,
Une ambiance de rêve pour défier les normes.
Ce chalut qui partait fascinait nos regards,
Nous rêvions d’être à bord pour s’éloigner du phare,
Pour affronter dans l’obscurité la tempête,
Faire exploser l’orgueil qui bouillait dans nos têtes.-
Mais il fallait rentrer pour mes amis fidèles
(Je savais quels démons les faisaient revenir !)
Des rendez-vous galants pris pendant la vaisselle.-
Je restais donc tout seul avec les « heures » à lire.-
*
De passage avec madame quinze ans plus tard
Là où j’avais eu « peur du rire de la lune »
Quelle vérité surgit stridente et bizarre ?
Comme mes attitudes cachaient des rancunes !
Je me vengeais d’un premier amour effroyable
(Un capharnaüm persécutant ma mémoire)
Me rendant à toutes femelles dédaignable
Me forçant à les fuir comme on fuit les chats noirs !
Me rappelle nos ivresses de philosophes,
Nous crions : « porcherie !*», « Au panthéon Corbière !»
Sur le quai qui porte ses soupirs à Roscoff.
Nous désirions lui rendre un hommage au grand air…
Quelle aubaine ! Le vent décapsulait nos bières,
Le crépuscule se nimbait de foudres énormes,
Une ambiance de rêve pour défier les normes.
Ce chalut qui partait fascinait nos regards,
Nous rêvions d’être à bord pour s’éloigner du phare,
Pour affronter dans l’obscurité la tempête,
Faire exploser l’orgueil qui bouillait dans nos têtes.-
Mais il fallait rentrer pour mes amis fidèles
(Je savais quels démons les faisaient revenir !)
Des rendez-vous galants pris pendant la vaisselle.-
Je restais donc tout seul avec les « heures » à lire.-
*
De passage avec madame quinze ans plus tard
Là où j’avais eu « peur du rire de la lune »
Quelle vérité surgit stridente et bizarre ?
Comme mes attitudes cachaient des rancunes !
Je me vengeais d’un premier amour effroyable
(Un capharnaüm persécutant ma mémoire)
Me rendant à toutes femelles dédaignable
Me forçant à les fuir comme on fuit les chats noirs !
* chanson du groupe de punk bérurier noir
