Cantique d'automne
5
Il est venu ce temps mystique
Où se répand au creux des bois
La plainte vive du cantique
D’un vent contrit soufflant sa foi.
Les sentiers gris sous la rosée
D’une nuit plus longue s’éveillent,
Froissant des vagues matins frais
L’étoffe en deuil pâle et vermeille.
Dans leurs pieux soupirs intérieurs
Les arbres tombent en prière,
Versant des niveaux supérieurs
Des larmes diaprées journalières.
Et plus rien ne semble pouvoir
Stopper la danse saccadée
Des feuilles jusque dans le soir
Qui couvrent les sols de regrets.
Car tout respire l’abandon
D’un soleil sans plus de lumière
Et d’une émotionnée chanson
L’esprit ému part en arrière:
Ah sous ce décor déchiré
Qu’un regard nostalgique effleure
Combien d’années illuminées
Revivent soudain et puis meurent
Quand l’automne, saignant debout,
Blessé à mort mais lentement
Disperse sa douleur partout
A chaque pas, aux quatre vents!
Et l’on se prend à divaguer,
A souffrir de devoir conclure
Qu’on a laissé filer l'été
Sans toucher au cœur sa verdure.
https://youtu.be/K8SdPYqHuhg
Où se répand au creux des bois
La plainte vive du cantique
D’un vent contrit soufflant sa foi.
Les sentiers gris sous la rosée
D’une nuit plus longue s’éveillent,
Froissant des vagues matins frais
L’étoffe en deuil pâle et vermeille.
Dans leurs pieux soupirs intérieurs
Les arbres tombent en prière,
Versant des niveaux supérieurs
Des larmes diaprées journalières.
Et plus rien ne semble pouvoir
Stopper la danse saccadée
Des feuilles jusque dans le soir
Qui couvrent les sols de regrets.
Car tout respire l’abandon
D’un soleil sans plus de lumière
Et d’une émotionnée chanson
L’esprit ému part en arrière:
Ah sous ce décor déchiré
Qu’un regard nostalgique effleure
Combien d’années illuminées
Revivent soudain et puis meurent
Quand l’automne, saignant debout,
Blessé à mort mais lentement
Disperse sa douleur partout
A chaque pas, aux quatre vents!
Et l’on se prend à divaguer,
A souffrir de devoir conclure
Qu’on a laissé filer l'été
Sans toucher au cœur sa verdure.
https://youtu.be/K8SdPYqHuhg
