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Sonnet vautré
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Toi que je sens si plein d’une triste mesure,
Toi, bien équilibré, conforme, en tous les points,
Et qui vas, sans jamais crisper dix doigts en poings ;
Toi qui vis, cultivant la chose simple et sûre…

Tu ne doutes jamais des huiles dont on t’oint
… Mais quelles fondations sont sous cette masure
Qui te semble un palais qu’un dieu si fade azure ?

Platonicien bâtard d’un système rusé,
Je hais, de ton mental, l’apparence objective,
Et même si parfois ton esprit m’est conjoint,

C’est la sauvagerie - et ma muse qui l’aime -
Du fil de l'absolu sur toute âme qui vive,
Que je veux écouter lorsque le vers me point !

Il n’est pas, du langage, un seul rouage usé.

© Poème posté le 05/10/2019 par Salus

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