Je chancelle
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Je chancelle de l'arbre,
Couverte de jolis tons,
J'écoute les sons vibrés,
Dans l'air doux récolté.
Je suis la feuille
Virevoltant dans le ciel,
A l'heure où se récolte le miel,
Je chancelle et tournoie
Je me sens ivre et me noie.
J'aboutis par terre où sur le toit,
Je frisonne et j'ai froid,
c'est la loi , j'ai la foi,
D'avoir chaud , j'ai le droit.
Plus de sève dans mes veines,
Quelle déveine,
Moi si sereine ,ne serai reine,
Le vent me pourchasse si longtemps.
Laissons le temps au temps,
De dévider sa pluie infinie,
Prenons l'ostensoir comme dévidoir
Des senteurs opaques d'un soir.
Je reste là sage par terre,
Et en d'autres temps espère,
Je suis la feuille recueillie,
D'un arbre tout démoli.
Je suis offerte à la terre en offertoire,
Moi la tendre feuille rougie,
Que m'éclaire une dernière fois la bougie,
A l'heure où plus rien ne me sourit,
Se sont enfouis tous mes défis
d'équilibre et de balancements,
Au bout de la branche , je me suis envolée,
Dans les fragrances passées d'un bel été.
A présent j'ai l'odeur du terreau frais ratissé.
J'étais la feuille et me suis transformée,
Je suis le terreau de ma feuille , né,
Je terminerai mon parcours dans le potager,
Là où d'autres feuilles sauront ma sève sucer.
Couverte de jolis tons,
J'écoute les sons vibrés,
Dans l'air doux récolté.
Je suis la feuille
Virevoltant dans le ciel,
A l'heure où se récolte le miel,
Je chancelle et tournoie
Je me sens ivre et me noie.
J'aboutis par terre où sur le toit,
Je frisonne et j'ai froid,
c'est la loi , j'ai la foi,
D'avoir chaud , j'ai le droit.
Plus de sève dans mes veines,
Quelle déveine,
Moi si sereine ,ne serai reine,
Le vent me pourchasse si longtemps.
Laissons le temps au temps,
De dévider sa pluie infinie,
Prenons l'ostensoir comme dévidoir
Des senteurs opaques d'un soir.
Je reste là sage par terre,
Et en d'autres temps espère,
Je suis la feuille recueillie,
D'un arbre tout démoli.
Je suis offerte à la terre en offertoire,
Moi la tendre feuille rougie,
Que m'éclaire une dernière fois la bougie,
A l'heure où plus rien ne me sourit,
Se sont enfouis tous mes défis
d'équilibre et de balancements,
Au bout de la branche , je me suis envolée,
Dans les fragrances passées d'un bel été.
A présent j'ai l'odeur du terreau frais ratissé.
J'étais la feuille et me suis transformée,
Je suis le terreau de ma feuille , né,
Je terminerai mon parcours dans le potager,
Là où d'autres feuilles sauront ma sève sucer.
En cortège , le manège des saisons;
A chacune sa propre pâmoison ...
A chacune sa propre pâmoison ...
