Parki ce démon
Parkinson, ce démon, a envahi ta vie,
Telle une sangsue, il t’affaiblit malfaisant.
Te volant perversement toutes tes envies,
Et t’abandonne des symptômes déplaisants.
Une nuit calme, sans un signe précurseur
Tu es tombé du lit, c’était l’avènement.
Le début des attaques de ton agresseur
Qui depuis te harcèle avec acharnement.
Horrible, maladie, dénouement sans espoir,
Entrainant la perte de toutes joies de vivre,
Entrainant vicieux, l’entourage dans le noir
Les membres de la famille sont brisés, ivres.
Depuis soixante ans, nous sommes tous deux unis,
Rien à ce jour, n’a pu désolidariser
Notre union bénie, mais maintenant désunie
À cause de ce suppôt de Satan . . . grisé.
Ta main m’appelle en tremblant, elle est déroutée.
Elle se fourvoie en quête de mon amour.
Ton corps envahi proteste, comme envouté
Il s’agite et se bat avec courage toujours.
Mon cœur vacille, mon âme se noie de larmes,
La fatigue m’envahit, je perds mes repères
La science m’abandonne, seul, sans aucune arme.
Je dois me battre pour deux en ce monde austère.
Daniel LEFEBVRE
23.09.2019
