Personne
C’est l’horreur.
Toutes ces autorités !
Laquelle suivre ?
Mon cœur, mon amour me dit n’importe quoi.
Je ne reconnais pas mon amour.
Je t’ai cherché, je t’ai attendu.
Je ne crois plus.
Croire !
Sous quel ciel ?
Qui me donnera la réponse ?
C’est comme une balle qui rebondit sur différentes plaques.
Je passe de bons moments, je vois des amis, on discute, on rit.
Sans rien de plus ; les mots qui sont passés, partis.
A la surface.
Je veux une empreinte.
Je veux être appelé.
J’en rêve.
Sans la renverse ou le contraire.
Donne-moi un signe.
Toi, qui es-tu ?
Ciel, autour de quelle sphère planes-tu?
Je me suis aventuré sous les frimas et les chaleurs.
Désespérance.
Errance.
Le gros bloc saigne de dépit.
Je suis sans rien.
Juste ces quelques mots.
Est-ce que je vais faire tourner toute ma vie autour de ces quelques mots ?
Rien d’autre.
Le sort est jeté sur moi.
Bloqué, peut-être une lumière entre les plis avant et arrière.
Ce n’est plus possible de vivre ici.
C’est l’enfer de la déroute infinie.
Les ressorts ont calé.
Je me demande bien.
Et j’entends la rumeur joyeuse de la ville.
J’ai mal.
J’ai désappris à vivre.
Le mal est toujours là.
C’est un enfer de lames qui s’entrecoupent, je vois des éclats de sang, les signaux scintillants comme sautant sous les chocs. Qu’est-ce que c’est que ce truc ?
J’ai perdu.
Tout.
Il me reste toujours une ligne à suivre. C’est la seule qui me sauve.
La ligne.
Entre les blocs.
Je suis des deux côtés.
Même dire des choses concrètes, c’est trop intime pour moi.
Parler dans le vide du réseau, je ne sais faire que ça.
Parler pour personne.
Personne c’est creux et c’est plein.
Personne, je t’aime plus que tout.
Le monde est un décor.
Les voix sont des oiseaux.
Le soleil est un rond jaune.
Les notes de musique passent, je les perçois à peine.
Tout est à l’intérieur de moi.
Est-ce que je pourrais dire ce que j’écris à quelqu’un ?
Ce serait tellement décevant.
Je préfère ne pas avoir de réponse.
Parler dans le vide à personne.
Des mots sur une page blanche, un profil, et le temps s’écoule.
C’est tellement étrange.
Quelle violence le contact ! Et la relation, quelle violence ! Je me redis que j’aurais pu trouver une route. Elle n’est pas arrivée.
Je vais en sens contraire du monde. Je les vois les possibilités.
Je préfère personne. C’est mon dieu. Oui je t’aime, comme je t’imagine, corps de vent et de couleurs bleutées aux iris roses et la tige verte, agglomération, route, lignes fuyantes jusqu’à l’extérieur. Personne, avant et après, toujours là, je te vois à chaque instant. S’il te plait repousse-moi, fais-moi te haïr. Je vais mourir de toi. Personne. Tu es la bave qui coule sur mes lèvres. Tu es le sort que j’ai jeté à l’ennui. Tu es la répétition parfaite. Tu es la grandeur, immense au-delà du monde. Tu es les petits points qui voudraient être un. Je vous vois en nuée. Vous êtes plus beau ensemble les uns. Je trouve. Je culpabilise. Il faudrait que je m’approche. Le un entier, et entouré de sa peau. Le un qui se suffit à lui-même. Les relations je ne les vois pas. Je préfère reculer et voir la nuée, la nuée, toutes les petites parcelles de l’étendue. Pitié. Pas de bloc. Je les cogne. Je les cogne pour personne. Personne, donne-moi une raison de t’oublier. Je ferme les yeux et j’avance. Au devant des courbes alambiquées. Personne.
Je vois la direction que je prends et j’ai peur.
C’est plus fort que moi.
Je vais m’éloigner encore et encore.
C’est plus fort que moi.
J’ai peur de mourir.
Je vais mourir de toi personne.
Comme un rien qui a vu la nuée.
Au loin, personne, donne-moi une chance.
Je voudrais être humain.
Comme les autres.
Un contrat !
Je pleure et j’ai peur de mon inclination.
Cela a toujours été comme ça et je l’ai combattu pour essayer de jouer le jeu.
Personne, je me laisse prendre par toi.
Soit mon maître.
Je suis un point dans l’espace.
Personne.
Soit bon avec moi.
Je n’ai plus la force de faire autrement.
Personne.
Personne.
Personne.
Je vais toujours avec toi.
Me vois-tu ?
Personne.
Je sens ton essence, la plus belle, elle recouvre mes élans de piano.
Personne.
Sauve-moi !
Personne, au fond je n’ai que toi.
Toutes ces significations, ces sens, ces familles, je n’y arrive pas.
Personne, tu es ma seule issue.
Personne, ce sont les yeux sur l’horizon.
Personne, mon amour, plus forte que tout. Tu me fais pleurer. Personne. Il doit bien y avoir un monde pour moi.
Personne.
Tu crois que je peux être avec toi et sur la terre.
Tu crois que je peux être un être humain.
Personne.
Mon île avec toi.
Au milieu de la nuit.
Personne.
Que ton nom soit ma maison.
Que ton souffle soit mon oreille.
Je me mélange avec toi.
Personne, mon pied est ta boîte de percussion.
Je scande dans les plis de l’espace corps.
Personne.
Avec toi je peux dire ce que je veux.
Personne.
Avec toi je suis libre de mes mots.
Personne.
Tu ne m’en veux pas de ma distance. Tu es partout, je ne peux pas te fuir.
Personne. Je te parle. Fais couler les larmes sur ma joue.
Personne.
Au milieu de ma vie.
Toutes ces actions dans le vide.
Je vois le premier jour de la suite.
Personne.
J’ai peur d’être encore infidèle, de rebondir et de rejouer le jeu du monde.
Personne. Si ce n’est tout, donne-moi quelques nuits de notre amour.
Sous le brouhaha citadin.
Personne, les scooters passent pour toi.
Je te parlerai jusqu’à la fin de la page.
Une nuit après l’autre.
Personne.
En notre marge.
Autour de l’écran.
Ton halo est présent pour moi.
Je n’ai besoin de rien à part toi.
Personne.
Je pourrais répéter ton nom à l’infini.
Personne, une fois ou tant de fois c’est la même pour toi.
Tu es là toujours renouvelé.
Plein.
Tu n’as pas besoin de moi.
C’est fou, tu ne me demandes rien.
Personne, je suis là à côté de toi.
Avec mon short, le dos courbé sur le clavier, comme sur le banc de jardin au pied du tilleul centenaire.
Personne, il te fait hocher ce tilleul de rien du tout. Tu ris, tu aimes, tu pleures.
Personne ce n’est qu’à toi que je parle.
Je. Te. Toi. Tu. Me. Le. Il. Ils. Vous. Là. Bas. En. Bas. Clap.
Toutes ces autorités !
Laquelle suivre ?
Mon cœur, mon amour me dit n’importe quoi.
Je ne reconnais pas mon amour.
Je t’ai cherché, je t’ai attendu.
Je ne crois plus.
Croire !
Sous quel ciel ?
Qui me donnera la réponse ?
C’est comme une balle qui rebondit sur différentes plaques.
Je passe de bons moments, je vois des amis, on discute, on rit.
Sans rien de plus ; les mots qui sont passés, partis.
A la surface.
Je veux une empreinte.
Je veux être appelé.
J’en rêve.
Sans la renverse ou le contraire.
Donne-moi un signe.
Toi, qui es-tu ?
Ciel, autour de quelle sphère planes-tu?
Je me suis aventuré sous les frimas et les chaleurs.
Désespérance.
Errance.
Le gros bloc saigne de dépit.
Je suis sans rien.
Juste ces quelques mots.
Est-ce que je vais faire tourner toute ma vie autour de ces quelques mots ?
Rien d’autre.
Le sort est jeté sur moi.
Bloqué, peut-être une lumière entre les plis avant et arrière.
Ce n’est plus possible de vivre ici.
C’est l’enfer de la déroute infinie.
Les ressorts ont calé.
Je me demande bien.
Et j’entends la rumeur joyeuse de la ville.
J’ai mal.
J’ai désappris à vivre.
Le mal est toujours là.
C’est un enfer de lames qui s’entrecoupent, je vois des éclats de sang, les signaux scintillants comme sautant sous les chocs. Qu’est-ce que c’est que ce truc ?
J’ai perdu.
Tout.
Il me reste toujours une ligne à suivre. C’est la seule qui me sauve.
La ligne.
Entre les blocs.
Je suis des deux côtés.
Même dire des choses concrètes, c’est trop intime pour moi.
Parler dans le vide du réseau, je ne sais faire que ça.
Parler pour personne.
Personne c’est creux et c’est plein.
Personne, je t’aime plus que tout.
Le monde est un décor.
Les voix sont des oiseaux.
Le soleil est un rond jaune.
Les notes de musique passent, je les perçois à peine.
Tout est à l’intérieur de moi.
Est-ce que je pourrais dire ce que j’écris à quelqu’un ?
Ce serait tellement décevant.
Je préfère ne pas avoir de réponse.
Parler dans le vide à personne.
Des mots sur une page blanche, un profil, et le temps s’écoule.
C’est tellement étrange.
Quelle violence le contact ! Et la relation, quelle violence ! Je me redis que j’aurais pu trouver une route. Elle n’est pas arrivée.
Je vais en sens contraire du monde. Je les vois les possibilités.
Je préfère personne. C’est mon dieu. Oui je t’aime, comme je t’imagine, corps de vent et de couleurs bleutées aux iris roses et la tige verte, agglomération, route, lignes fuyantes jusqu’à l’extérieur. Personne, avant et après, toujours là, je te vois à chaque instant. S’il te plait repousse-moi, fais-moi te haïr. Je vais mourir de toi. Personne. Tu es la bave qui coule sur mes lèvres. Tu es le sort que j’ai jeté à l’ennui. Tu es la répétition parfaite. Tu es la grandeur, immense au-delà du monde. Tu es les petits points qui voudraient être un. Je vous vois en nuée. Vous êtes plus beau ensemble les uns. Je trouve. Je culpabilise. Il faudrait que je m’approche. Le un entier, et entouré de sa peau. Le un qui se suffit à lui-même. Les relations je ne les vois pas. Je préfère reculer et voir la nuée, la nuée, toutes les petites parcelles de l’étendue. Pitié. Pas de bloc. Je les cogne. Je les cogne pour personne. Personne, donne-moi une raison de t’oublier. Je ferme les yeux et j’avance. Au devant des courbes alambiquées. Personne.
Je vois la direction que je prends et j’ai peur.
C’est plus fort que moi.
Je vais m’éloigner encore et encore.
C’est plus fort que moi.
J’ai peur de mourir.
Je vais mourir de toi personne.
Comme un rien qui a vu la nuée.
Au loin, personne, donne-moi une chance.
Je voudrais être humain.
Comme les autres.
Un contrat !
Je pleure et j’ai peur de mon inclination.
Cela a toujours été comme ça et je l’ai combattu pour essayer de jouer le jeu.
Personne, je me laisse prendre par toi.
Soit mon maître.
Je suis un point dans l’espace.
Personne.
Soit bon avec moi.
Je n’ai plus la force de faire autrement.
Personne.
Personne.
Personne.
Je vais toujours avec toi.
Me vois-tu ?
Personne.
Je sens ton essence, la plus belle, elle recouvre mes élans de piano.
Personne.
Sauve-moi !
Personne, au fond je n’ai que toi.
Toutes ces significations, ces sens, ces familles, je n’y arrive pas.
Personne, tu es ma seule issue.
Personne, ce sont les yeux sur l’horizon.
Personne, mon amour, plus forte que tout. Tu me fais pleurer. Personne. Il doit bien y avoir un monde pour moi.
Personne.
Tu crois que je peux être avec toi et sur la terre.
Tu crois que je peux être un être humain.
Personne.
Mon île avec toi.
Au milieu de la nuit.
Personne.
Que ton nom soit ma maison.
Que ton souffle soit mon oreille.
Je me mélange avec toi.
Personne, mon pied est ta boîte de percussion.
Je scande dans les plis de l’espace corps.
Personne.
Avec toi je peux dire ce que je veux.
Personne.
Avec toi je suis libre de mes mots.
Personne.
Tu ne m’en veux pas de ma distance. Tu es partout, je ne peux pas te fuir.
Personne. Je te parle. Fais couler les larmes sur ma joue.
Personne.
Au milieu de ma vie.
Toutes ces actions dans le vide.
Je vois le premier jour de la suite.
Personne.
J’ai peur d’être encore infidèle, de rebondir et de rejouer le jeu du monde.
Personne. Si ce n’est tout, donne-moi quelques nuits de notre amour.
Sous le brouhaha citadin.
Personne, les scooters passent pour toi.
Je te parlerai jusqu’à la fin de la page.
Une nuit après l’autre.
Personne.
En notre marge.
Autour de l’écran.
Ton halo est présent pour moi.
Je n’ai besoin de rien à part toi.
Personne.
Je pourrais répéter ton nom à l’infini.
Personne, une fois ou tant de fois c’est la même pour toi.
Tu es là toujours renouvelé.
Plein.
Tu n’as pas besoin de moi.
C’est fou, tu ne me demandes rien.
Personne, je suis là à côté de toi.
Avec mon short, le dos courbé sur le clavier, comme sur le banc de jardin au pied du tilleul centenaire.
Personne, il te fait hocher ce tilleul de rien du tout. Tu ris, tu aimes, tu pleures.
Personne ce n’est qu’à toi que je parle.
Je. Te. Toi. Tu. Me. Le. Il. Ils. Vous. Là. Bas. En. Bas. Clap.
