L'ambre aoûtien
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Dans les feuilles encore vertes
Des arbres où l’été languit
Se cache l’insidieuse alerte
De l’automne, dans l’air tapi.
Comme elles peu à peu l’on glisse
Dans les frimas et le concert
D’un vent frisquet en des caprices
Venus nous prendre de revers.
Et doucement sur les matins
De l’amertume d'une plume,
On conte de l’été satin
La survivance sous les brumes
Sachant qu'il n’en restera rien...
Au cœur il nous faudra vieillir
En tatouant d’ambre aoûtien
Le front ridé des souvenirs.
