L'art en deuil
Les mots fragiles que sculptaient nos cœurs
Se sont fracturés sur le mur fatal
De jours oppressants sans plus de splendeur
Qui les ont brisés comme du cristal
Nous n’avons plus su parler à la terre
Que nos mains pétrissaient habilement
Et notre bel art des années en arrière
Mon songe le revoit étincelant.
Ah ce temps où nos doigts rivalisaient
Avec la baguette d’un maestro
L’aiguille émérite d’un dentellier
Le pinceau d’un peintre sur son tableau
Quand la glaise assouplie s’abandonnait
Dans une docilité infinie
Ou que le bloc informe résistait
Heure après heure hantant jusque nos nuits
Pourtant je restais maître et toi maîtresse
Des œuvres auxquelles nous donnions vie
Dans cette passion sertie de tendresse
Qu’ont les potiers leur mission accomplie
Mes doigts dans l’argile et les yeux fermés
Sur le tour ancien de notre bel âge
Dans l’art en deuil de nos fastes années
En solitaire je pars en voyage
Se sont fracturés sur le mur fatal
De jours oppressants sans plus de splendeur
Qui les ont brisés comme du cristal
Nous n’avons plus su parler à la terre
Que nos mains pétrissaient habilement
Et notre bel art des années en arrière
Mon songe le revoit étincelant.
Ah ce temps où nos doigts rivalisaient
Avec la baguette d’un maestro
L’aiguille émérite d’un dentellier
Le pinceau d’un peintre sur son tableau
Quand la glaise assouplie s’abandonnait
Dans une docilité infinie
Ou que le bloc informe résistait
Heure après heure hantant jusque nos nuits
Pourtant je restais maître et toi maîtresse
Des œuvres auxquelles nous donnions vie
Dans cette passion sertie de tendresse
Qu’ont les potiers leur mission accomplie
Mes doigts dans l’argile et les yeux fermés
Sur le tour ancien de notre bel âge
Dans l’art en deuil de nos fastes années
En solitaire je pars en voyage
