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Le voilier

Sans un avoir adorant l’Etre
Je vivais seul cribler de dettes
Me nourrissant de belles lettres
On m’a couvert d’épithètes
De philosophe et de dingo

Les femmes m’attirent je rêve d’elles
Quand je m’approche de ces merveilles
Je fonds comme neige au soleil
Tout comme Icare brûla ses ailes
Je ne suis pas un hidalgo

Ivre de vent de sel de mer
Je rêvais d’idéal de voiles
Je voyageais dans les étoiles
Mais l’amour laisse un goût amer
J’ai appris à danser le tango

Et désormais je me déplace
J’avance je tourne je vire je vogue
Avec maîtrise je roule je tangue
Quelques fois même je danse sur place
Afin de soigner mon ego

L’avant pointu comme une dague
J’affronte sans broncher les vagues
Je danse aussi léger qu’un plume
Mon torse se couvre d’écume
Devant la mer nous sommes égaux


Alain

© Poème posté le 22/08/2019 par Recreation

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