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Et la tendresse!...B...

Laissez-moi vous conter une triste histoire de fesses,
Nous étions huit soldats sous une lanterne rouge;
Pour un seul d'entre nous, nous étions dans ce bouge,
De la rue du soleil à Sidi bel abbes.

Une vieille arabique, monstrueuse sorcière,
Incorruptible, intraitable gardienne des lieux
Veillant à la sobriété et bonne tenue des messieurs,
Exerçait à l'aide d'un gourdin, son métier de portière.

Les dames n'étaient pas de la première jeunesse,
Elles avaient bourlingué de Tunis à Rabat
Difficile, dans ces seins flétris, d'y voir des appats,
Et sans parler c'est sur de leurs bien tristes fesses.

L'air était saturé d'odeurs nauséabondes,
Où se mélaient tabac, sueur et patchouli
Notre camarade malgrès tout, voulant se mettre au lit,
Avisa dans un coin, une plantureuse blonde.

Au bout de cinq minutes, il revint ulcéré,
Il n'avait pas la somme pour payer le service
Et afin qu'il puisse satifaire son vice,
Nous demanda si nous ne voulions pas, tous nous cotiser.

Heureux, il repartit vers sa bombonne blonde
Mais eu le tort de lui narrer les faits
Nous priver de nos sous, pour elle était forfait
Et elle s'en alla, le dire à tout le monde.

Honte à toi salopard!.. lui dit-elle tout à coup,
Est-ce là des manières de taper ses copains?
Tu ne veux pas non plus qu'ils te prêtent leur main,
Pour que tu ais l'impression d'avoir tirer un coup.

Du vent!..Oust!.. Allez tous vous faire voir ailleurs
Nous intima péremptoire, l'irrascible fausse blonde,
Nous sortîmes étonnés des usages de ce monde,
Quel abruti a dit " l'argent n'a pas d'odeur"

Mais en y repensant, elle avait du courage,
Peut être savait-elle, la présence de rebelles
Et ainsi, évita une sanglante querelle
Et sauva huit soldats qui étaient de passage.

© Poème posté le 22/06/2009 par Rerji

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