La vague
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Plus précaire que n’est un oiseau sur sa branche
Tu cours sur l’océan du couchant au levant
Tu nais et tu renais, dispersant à tous vents
L’écume de ta crête blanche
Vite grandie, rieuse aux yeux d’un bleu pervenche
Sur toi, belle effrontée, plus espiègle que franche
Mille jouets vivants, mouettes et culs-blancs
Virevoltent, vifs cerfs-volants
Ta courbe s’arrondit et se creusent tes flancs
Lorsqu’à tes reins cambrés, hautain, le goéland
De son aile vibrante un long frisson déclenche
Seulement en frôlant ta hanche
Le nageur épuisé à ton cou se retranche
Un autre, sur le dos, bercé et somnolent
Sur sa vie trépidante enfin prend sa revanche
Grâce à ton flux ensorcelant
Ton sel porte l’enfant, et fière tu consens
A propulser, tel une pièce sur sa tranche
Ce compagnon de jeu, mi dauphin mi pur-sang
Le surfeur ployé sur sa planche
Mais sous le grain brutal d’un orage cinglant
Comme il en surgit tant dans les eaux d’outre-Manche
Furibonds, tes rouleaux fondent en avalanche
Sur les mâts des yachts insolents
Puis, au soir de ta vie, ta cime tremble et flanche.
Son sillage mousseux, gracile, étincelant
Va mourir sans se plaindre au sable d’or brûlant
Dont la soif jamais ne s’étanche
Tu cours sur l’océan du couchant au levant
Tu nais et tu renais, dispersant à tous vents
L’écume de ta crête blanche
Vite grandie, rieuse aux yeux d’un bleu pervenche
Sur toi, belle effrontée, plus espiègle que franche
Mille jouets vivants, mouettes et culs-blancs
Virevoltent, vifs cerfs-volants
Ta courbe s’arrondit et se creusent tes flancs
Lorsqu’à tes reins cambrés, hautain, le goéland
De son aile vibrante un long frisson déclenche
Seulement en frôlant ta hanche
Le nageur épuisé à ton cou se retranche
Un autre, sur le dos, bercé et somnolent
Sur sa vie trépidante enfin prend sa revanche
Grâce à ton flux ensorcelant
Ton sel porte l’enfant, et fière tu consens
A propulser, tel une pièce sur sa tranche
Ce compagnon de jeu, mi dauphin mi pur-sang
Le surfeur ployé sur sa planche
Mais sous le grain brutal d’un orage cinglant
Comme il en surgit tant dans les eaux d’outre-Manche
Furibonds, tes rouleaux fondent en avalanche
Sur les mâts des yachts insolents
Puis, au soir de ta vie, ta cime tremble et flanche.
Son sillage mousseux, gracile, étincelant
Va mourir sans se plaindre au sable d’or brûlant
Dont la soif jamais ne s’étanche
L'été s'y prête... Sur deux rimes pour donner la sensation du flux. Bonne baignade à tous !
