Ce jour de mi-juillet
2
Quand il me cognait sur l’armoire
Dans une pluie de mots rageurs
Qui hantent toujours ma mémoire
Il revenait m’offrir des fleurs.
Tendant de grands bouquets de roses
Devant mon arcade entaillée
Ou mes bras couverts d’ecchymoses,
En excuses il se confondait.
« Je t’aime tant et je regrette
Ne me quitte pas s’il te plaît »
Brillaient d’une supplique inquiète
Ses yeux aux reflets azurés.
Il savait y faire cet homme
Et moi émue je pardonnais
Jour après jour ces hématomes
Que doucement il embrassait
Car je l’aimais pour mon malheur,
Comme j’aimais, plein de remords,
Ses bras où croissaient tant de fleurs
Pour réparer un peu ses torts
Jusqu’à ce jour de mi-juillet,
Pour presque rien, un désaccord,
Il m’a saisie, m’a étranglée,
Cette fois longtemps et trop fort.
« Je t’aimais tant et je regrette
Tu es mon amour à jamais »
Voilà la phrase de poète
Qu’il a fait proprement graver
Dessus la stèle où je repose
Et qu’il visite, je le sais,
Puisqu’elle est embellie de roses
Chaque dimanche de juillet.
En ces temps de recrudescence de féminicides dans le cadre de violences conjugales, ma modeste contribution à leur dénonciation, amitiés à tous.
Dans une pluie de mots rageurs
Qui hantent toujours ma mémoire
Il revenait m’offrir des fleurs.
Tendant de grands bouquets de roses
Devant mon arcade entaillée
Ou mes bras couverts d’ecchymoses,
En excuses il se confondait.
« Je t’aime tant et je regrette
Ne me quitte pas s’il te plaît »
Brillaient d’une supplique inquiète
Ses yeux aux reflets azurés.
Il savait y faire cet homme
Et moi émue je pardonnais
Jour après jour ces hématomes
Que doucement il embrassait
Car je l’aimais pour mon malheur,
Comme j’aimais, plein de remords,
Ses bras où croissaient tant de fleurs
Pour réparer un peu ses torts
Jusqu’à ce jour de mi-juillet,
Pour presque rien, un désaccord,
Il m’a saisie, m’a étranglée,
Cette fois longtemps et trop fort.
« Je t’aimais tant et je regrette
Tu es mon amour à jamais »
Voilà la phrase de poète
Qu’il a fait proprement graver
Dessus la stèle où je repose
Et qu’il visite, je le sais,
Puisqu’elle est embellie de roses
Chaque dimanche de juillet.
En ces temps de recrudescence de féminicides dans le cadre de violences conjugales, ma modeste contribution à leur dénonciation, amitiés à tous.
