Rue des Pénitents
Pas un bruit.
Sur un tamaris, une fauvette,
Sans souci,
Regarde l'étang endormi.
Et la vieille bastide blanche, écrasée de soleil,
Exhale ses fragrances de ranch.
C'est l'heure de la sieste,
De la vase qui craquelle,
Des rêves en transhumance,
Du silence.
Un chevalier arlequin, sur une patte,
Pose comme un automate.
Pas un souffle de vent.
Les chevaux sans selle, aux teintes de sel,
Restent indifférents aux petits yeux de bille
De la rainette bleue,
Cette pythonisse
Scrutant l'horizon et les maléfices.
Un murmure
Traverse la mystérieuse moustiquaire.
Est-ce un frôlement de mains,
De reins ?
Le vol d'un éphémère
Déséquilibre le héron cendré.
Pas un bruit, pas un souffle de vent.
Juste ce soleil plombant.
Oh ! Derrière les roseaux, un crissement,
Inquiétant,
Glisse tel un serpent,
Un pressentiment.
Et pendant ce temps, rue des Pénitents,
Un gitan
Fredonne la mélodie du bonheur
Etincelant
Qui, au bord d'un étang,
S'enfuit doucement.
Automnale
Sur un tamaris, une fauvette,
Sans souci,
Regarde l'étang endormi.
Et la vieille bastide blanche, écrasée de soleil,
Exhale ses fragrances de ranch.
C'est l'heure de la sieste,
De la vase qui craquelle,
Des rêves en transhumance,
Du silence.
Un chevalier arlequin, sur une patte,
Pose comme un automate.
Pas un souffle de vent.
Les chevaux sans selle, aux teintes de sel,
Restent indifférents aux petits yeux de bille
De la rainette bleue,
Cette pythonisse
Scrutant l'horizon et les maléfices.
Un murmure
Traverse la mystérieuse moustiquaire.
Est-ce un frôlement de mains,
De reins ?
Le vol d'un éphémère
Déséquilibre le héron cendré.
Pas un bruit, pas un souffle de vent.
Juste ce soleil plombant.
Oh ! Derrière les roseaux, un crissement,
Inquiétant,
Glisse tel un serpent,
Un pressentiment.
Et pendant ce temps, rue des Pénitents,
Un gitan
Fredonne la mélodie du bonheur
Etincelant
Qui, au bord d'un étang,
S'enfuit doucement.
Automnale
