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Juillet viendra
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Le vent souffle dans le jardin

Les feuilles et le soleil s’élèvent

Voilà le jour,

Encore un.



Patiemment, j’attends la pluie

Qui fera retomber les feuilles

Qui masquera le soleil

D’un ciel gris.



Je suis humble devant le jour

Jamais fataliste comme un « toujours »

Les blessures ne se referment jamais

C’est vrai, mais



Mai m’attend, l’azur plâne

Dans le ciel bleu

Et je flâne

Comme les fleurs à l’hiver



Le jour ira, je resterai

Tout partira, c’est vrai

Mais, juin m’attend

Ça continue, inexorablement.



Les plaisirs vains nous rendent ivres

Mon seul plaisir et celui de vivre

Même si d’autres que j’aime meurent,

J’ai tout compris, je crois…



J’ai compris que les hommes saignent,

Qu’on les plaint puis qu’on les oublie

Tellement seuls quand les temps teignent

L’illusion d’avoir vécu sa vie.



Je lis la lyre, j’écris de la musique

Car les temps pathétiques

Où l’on se noie paisiblement

Cet étang où, enfant



Je ne voyais que les nénuphars

sur lesquels les grenouilles comme des phares,

Avertissaient les têtard voguant

Des dangers des monstres géants


© Poème posté le 16/06/2019 par Octaveganis

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