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Le sommet
8

Il n'y a que le vent épris de solitude,
Le ciel intense et vaste où le bleu cru se perd,
Il n'y a que le roc enivré d'altitude
Et le silence nu sur le tranchant de l'air.

Rien n'arrête le temps qui s'écoule, immobile,
Sur le bord du glacier, parmi l'éternité,
Rien ne trouble son cours minéral et tranquille,
Réglé depuis toujours, impassible, indompté.

Les ténèbres tapies dans le fond des crevasses,
Où semble s'effondrer tout l'écho englouti,
Ont saisi de frayeur les parois et les passes
Où la lumière éclate, où vibre l'infini.

Aride est la montée, le corps entier proteste
Sur la crête étonnée dans le soleil soudain,
Fragile est la descente où frémit chaque geste,
Frisson est chaque pas, vertige est le lointain ...



Inspiré par des vues aériennes du Mont-Blanc

© Poème posté le 09/06/2019 par Ombrefeuille

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