Lespoetes.net

La poésie sur internet

Précédent Suivant

Les champs de mort
2

Sur de tendres tapis, des jardins de bois blancs
S’étendent sur des monts et des plaines dolentes
Entre des murs saillants aux marches trébuchantes.
Le vent peut bien rugir, courber les ifs tremblants

Et la pluie peut laver les marbres entaillés,
Vous êtes condamnés à blanchir les campagnes,
Saluer des drapeaux sur des mâts de Cocagne,
Petits soldats de bois, dans la terre, figés.

Non, vous ne dormez pas! Comme des automates,
Sans cesse vous veillez, sentinelles de roses
A l’odeur de sueur, de sang et de nécrose,
Plantés comme fusils aux bouches écarlates.

Vous n’aviez que vingt ans, des rêves d’aubépines
Quand ils se fiançaient aux rires ingénus,
Vos mains pour caresser des ventres préconçus
Dans l’incarnat des lits aux lèvres grenadines.
aujourd'hui, Souvenir..D Day

© Poème posté le 05/06/2019 par Carismus

...
× Illustration agrandie