Le vent et le poète
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Je suis cet être que le vent appelle,
Qu’il emporte vers de grands horizons
Sans savoir voler, sans avoir d’ailes,
Je niche dans des abris vagabonds.
Je suis alors dans ce temps, cet espace
Où sont les joies et les douleurs humaines,
Dans des hautes cimes ou des crevasses
Où me porte son humeur souveraine.
Comme au piano s’alanguiraient des gammes,
Sous la voûte noire de cœurs meurtris,
Son vol lent se lamente dans le drame
De projets ou de vieux espoirs détruits.
Sa musique devient saine et fervente,
Sa force rude et sa douceur profonde
Quand il survole la source ondoyante
Où filtre l’amour parfois dans le monde.
D’une fantaisie de points de dentelle,
Je brode son âme sur de l’ écume
Voilà pourquoi toujours il me rappelle :
Le vent aime le poète et sa plume.
Qu’il emporte vers de grands horizons
Sans savoir voler, sans avoir d’ailes,
Je niche dans des abris vagabonds.
Je suis alors dans ce temps, cet espace
Où sont les joies et les douleurs humaines,
Dans des hautes cimes ou des crevasses
Où me porte son humeur souveraine.
Comme au piano s’alanguiraient des gammes,
Sous la voûte noire de cœurs meurtris,
Son vol lent se lamente dans le drame
De projets ou de vieux espoirs détruits.
Sa musique devient saine et fervente,
Sa force rude et sa douceur profonde
Quand il survole la source ondoyante
Où filtre l’amour parfois dans le monde.
D’une fantaisie de points de dentelle,
Je brode son âme sur de l’ écume
Voilà pourquoi toujours il me rappelle :
Le vent aime le poète et sa plume.
