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Gnose toujours

Peindre avec componction, d'un très lustral onguent,
Le visage sacré sur le lin congruent ;
Oindre au mieux, recueilli, la trame du suaire
Pour que paraisse un dieu massacré, séculaire,
Et pénétrer ainsi, par la duplicité,
Le miracle apparu, charme du pli cité
Dans cette toge exquise où l'alme face excuse
Toute méchanceté qu’attise toute ruse.

Cauteleux, le prodige est toujours bien hourdi
Mais Zarathoustra, creux comme Krishnamurti,
Les gourous et les saints, les chiasmes des démiurges,
Le cierge et l'urne où siège un sanglant graal de purges :
La croyance assassine, ô cieux ! me sont témoins,
On a cru s'y fier, cent martyrs - plus ou moins -

© Poème posté le 28/05/2019 par Salus

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