Le premier soupir,
La première heure,
Un souffle d’air et d’amour
Qui caresse cette joue nouvelle
Comme le soleil des premiers étés
Sans Paradis ni Enfer
Sans tromperie ni lumière
Si ce n’est le feu éclatant
Des perceptions initiales
Un premier regard vers l’Infini
Premier pleur sur le Néant
Une enveloppe d’ignorance
Candeur des premiers instants
On se sent alors,
A l’entrée de l’univers
Exclus de la douceur de vivre
Exempts des abîmes souffrants
De la conscience humaine
