Les portes d'un naufrage
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Quand s’envolent les souvenirs,
Qu’on ne peut plus les retenir,
On est la feuille qu’abandonne
L’été rabougri par l’automne.
On a beau fouiller les armoires,
Les longs couloirs de sa mémoire,
Il semble que les ait détruits
Quelque blizzard, ténèbre ou nuit.
Dans le mystère de pénombres,
Avançant parmi leurs décombres,
La pensée en pèlerinage
Pousse des portes de naufrage
Sans pouvoir au tranquille oubli
Abandonner sa tendre envie,
Dans la dépression d’un présent
Qui n’a plus ni joie ni élan.
Quand s’envolent les souvenirs,
Qu’on ne sait plus les réunir,
Rien ne vit plus ni ne résonne
Au cœur transi d’une personne.
Qu’on ne peut plus les retenir,
On est la feuille qu’abandonne
L’été rabougri par l’automne.
On a beau fouiller les armoires,
Les longs couloirs de sa mémoire,
Il semble que les ait détruits
Quelque blizzard, ténèbre ou nuit.
Dans le mystère de pénombres,
Avançant parmi leurs décombres,
La pensée en pèlerinage
Pousse des portes de naufrage
Sans pouvoir au tranquille oubli
Abandonner sa tendre envie,
Dans la dépression d’un présent
Qui n’a plus ni joie ni élan.
Quand s’envolent les souvenirs,
Qu’on ne sait plus les réunir,
Rien ne vit plus ni ne résonne
Au cœur transi d’une personne.
