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Le pas du dromadaire
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La dune devant moi,
Egale et solitaire,
Est un souffle qui boit
Le pas du dromadaire.

Le ciel entier se tait,
Saturé de lumière,
Comme si l'aube était
Morte la nuit dernière.

La dune va, sans fin,
Egale et solitaire,
Et s'y pose, serein,
Le pas du dromadaire.

J'avance, et le chemin
Que faiblement je trace
Aux courbes du lointain
Dans mon ombre s'efface.

Sur la dune a dansé,
Egal et solitaire,
Le silence bercé
Au pas du dromadaire.

Le ciel s'est assombri,
Le vent devient brûlure,
Sous ma tente est blotti
Un lancinant murmure.

Ici s'est arrêté,
Egal et solitaire,
Et demeure couché
Le pas du dromadaire.

La tempête mugit,
Je cache mon visage,
Et le sable rugit,
Le temps est un mirage.

Et veille l'infini,
Egal et solitaire,
Dehors s'est assoupi
Le pas du dromadaire.

Le calme est revenu,
La lune met son voile
Où le froid suspendu
A brodé chaque étoile.

Le jour se lèvera,
Egal et solitaire,
Alors s'ébranlera
Le pas du dromadaire.

Ce souffle devant moi,
Egal et solitaire,
Est la dune qui boit
Le pas du dromadaire.


© Poème posté le 28/04/2019 par Ombrefeuille

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