Cris nocturnes dans
Le gosier de la capitale
Fumante de ses âmes en peine
Et ses amours de flanelle
Ça les amuse de voir les
Muses de leurs histoires
En épiderme doux,
A la fois sombres et pâles
Roses et noires
Fraises et poires
Vieux sont les trottoirs de
Terre de feu battu par la
Splendeur de leurs ébats fous
De si peu de conscience et rêvant
Opulence je les entrave moi
Ces trottoirs d'horreur
Dont l'immense continuité me
Confine le coeur
Confis comme les gueules des
Habitués et des habitudes
De la routine du lundi
Au vendredi du vendredi
A la tombe
Elle les hait elle ces nez refaits
Ces yeux défaits
Sa honte comme une récréation
Qu'on recommande et redemande
Sans scrupule ni vertu
Le ciel est bleu car
Il avait peur d'être réfracteur
Si les Hommes se voyaient ils
Se jetteraient des ponts
Comme quand dans la Seine
Ils voient leurs reflets,
Et dans leurs cauchemars
Leurs désirs.
