La douce-amère
Elle était partie en voyage,
Comme un pigeon sans sa pigeonne,
Une feuille dorée sans automne.
"M'enverrez-vous une lettre ?",
Lui demandai-je, insistant.
Elle avait murmuré "peut-être".
Resté dans mon île bretonne,
J'allais cueillir la douce-amère,
Ecouter le vent dans la lande,
La solitude des hameaux,
Jouer, sur un bois de pipeau,
La chanson triste des bruyères.
Elle était partie en voyage,
Comme un pigeon sans sa pigeonne.
Dans un vieux chalet d'Helvétie,
Au son des clarines fleuries,
De l'eau des torrents alanguis,
J'imaginais l'épistolière
Dessinant pures pastorales
Et montées de troupeaux à l'Alpe.
Resté dans mon île bretonne,
J'allais cueillir la douce-amère.
Mes sentiments de contrebande,
Je les voyais périr en mer,
Avec la lettre et le "peut-être".
Mais Neptune, parfois charmeur,
Sur la vague bleue du bonheur,
Veille au courrier du coeur.
"Vous me manquez en Helvétie,
Ainsi que le vent dans la lande,
La chanson triste des bruyères",
Calligraphiait mon égérie.
En post-scriptum, elle ajoutait
"Ne cueillez plus la douce-amère".
"Ne cueillez plus la douce-amère".
Automnale
Comme un pigeon sans sa pigeonne,
Une feuille dorée sans automne.
"M'enverrez-vous une lettre ?",
Lui demandai-je, insistant.
Elle avait murmuré "peut-être".
Resté dans mon île bretonne,
J'allais cueillir la douce-amère,
Ecouter le vent dans la lande,
La solitude des hameaux,
Jouer, sur un bois de pipeau,
La chanson triste des bruyères.
Elle était partie en voyage,
Comme un pigeon sans sa pigeonne.
Dans un vieux chalet d'Helvétie,
Au son des clarines fleuries,
De l'eau des torrents alanguis,
J'imaginais l'épistolière
Dessinant pures pastorales
Et montées de troupeaux à l'Alpe.
Resté dans mon île bretonne,
J'allais cueillir la douce-amère.
Mes sentiments de contrebande,
Je les voyais périr en mer,
Avec la lettre et le "peut-être".
Mais Neptune, parfois charmeur,
Sur la vague bleue du bonheur,
Veille au courrier du coeur.
"Vous me manquez en Helvétie,
Ainsi que le vent dans la lande,
La chanson triste des bruyères",
Calligraphiait mon égérie.
En post-scriptum, elle ajoutait
"Ne cueillez plus la douce-amère".
"Ne cueillez plus la douce-amère".
Automnale
