Tête en l’air, face contre terre
J’erre dans mon monde de ténèbres.
Je fuis cette joyeuse pause cinabre
Pour échapper à mes faux frères
Dans cette cour, où justice n’est pas loi
Faut-il croire en la faiblesse et nier la foi
Ou s’accrocher à des prières parasitées
Quand tous ces groupes détrônent l’Unité
Là l’enfant est moi, Moi est agonisant
L’action est Pourquoi, Pourquoi est transparent
Méli-mélo mélangeant jeu et émoi
Avec ces noirs sentiments planant Surmoi
Ô grands de cette nouvelle perverse Carthage
Avez-vous été aveuglés par les nuages ?
Ne voyez-vous pas tous ces grenats dispersés
Que tous ces démons dévorent sans arrêt ?
Ce qui faisait ma richesse, m’a été volé
Ne laissant alors qu’une chose sans trop d’intérêt
N’ayant donc comme unique but désespéré
De survivre dans ce sépulcral lieu dépravé
