Tout l'hiver, il les avait nourris,
Pas un jour, il n'oublia les miettes
pour les oiseaux.
Et ce soir de printemps,
sa promenade dans le Mail,
l'avait fatigué.
Un banc l'invita au repos...
Le gardien du parc finissait sa tournée,
La nuit s'installant déjà dans les arbres,
leurs tendres feuilles recueillies,
C'est alors qu'il aperçut
le vieil homme endormi....
Les moineaux l'avaient recouvert.
Des centaines de petits corps blottis contre lui,
lui donnaient leur chaleur.
Les uns dormaient la tête nichée sous le cou,
Mises à plat sur ses genoux,
ses mains gantées de plumes,
lui donnaient un aspect étrange.
Dans ses cheveux des volatiles montaient la garde,
dans un silence attentif.
le gardien regarda stupéfait,
il s'approcha...
Un moineau bougea, pépia doucement un signal,
Dans un froufrou d'ailes, tous s'envolèrent....
le vieil homme s'éveilla.
