La paix des monastères
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Il y a dans le creux des campagnes tranquilles,
Au bout des lents chemins dont le temps s'est épris,
Sous l'écho des forêts où les jours sont assis,
Ces clochers vigilants, ces voûtes immobiles.
C'est la nef qui palpite au pas de la prière,
C'est le chant déployé, pur, limpide et galbé,
Les vitraux attentifs, l'Infini contemplé,
La pierre qui respire au fond de la lumière.
Là s'ouvre peu à peu le coeur de toute chose,
Là s'attarde, effleurée, la senteur de l'encens
Où s'éloignent les cris, les peurs et les tourments,
Là l'homme que la vie a brisé se repose.
Que demeure à jamais la vieille ombre des cloîtres
Où l'air frémit à peine au souffle de celui
Qui se rend à Complies, à l'orée de la nuit ;
Que s'élève toujours le silence des cloîtres.
Il se niche un trésor aux porches tutélaires,
Il se cache en ces lieux un joyau deviné,
Une aurore entrevue, un peu d'éternité,
Il se chuchote ici la paix des monastères.
Au bout des lents chemins dont le temps s'est épris,
Sous l'écho des forêts où les jours sont assis,
Ces clochers vigilants, ces voûtes immobiles.
C'est la nef qui palpite au pas de la prière,
C'est le chant déployé, pur, limpide et galbé,
Les vitraux attentifs, l'Infini contemplé,
La pierre qui respire au fond de la lumière.
Là s'ouvre peu à peu le coeur de toute chose,
Là s'attarde, effleurée, la senteur de l'encens
Où s'éloignent les cris, les peurs et les tourments,
Là l'homme que la vie a brisé se repose.
Que demeure à jamais la vieille ombre des cloîtres
Où l'air frémit à peine au souffle de celui
Qui se rend à Complies, à l'orée de la nuit ;
Que s'élève toujours le silence des cloîtres.
Il se niche un trésor aux porches tutélaires,
Il se cache en ces lieux un joyau deviné,
Une aurore entrevue, un peu d'éternité,
Il se chuchote ici la paix des monastères.
