La lente marche de la tortue
Fait de nos heures, des heures perdues
Ton corps est là, étendu
Comme au hasard.
De sa chair ouverte, se porte l'acte accusatoire:
Tes lèvres pleines se séparent
Et le soupir qui s'en empare
Est mort-né.
Le soleil de cette mèche qui barre ton front de son or bruni
Dans un silence blanc brûle nos lèvres d'en avoir trop dit!
Tes doigts encore dans une manoeuvre dilatoire
Traquent sur ma peau le moindre grain de beauté
Penses-tu donc ainsi apprendre à prévoir
La combinaison du prochain coup de dés?
Poème écrit par
Ombreblanche
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Tous droits réservés © Poème posté le 01/03/2019 par Ombreblanche
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