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Poème écrit par Salus

Impermanence

3



Tout était atone ;
La lumière aphone,
Sans l’ombre, était terne :

Le limbe blafard

Du relief en berne
Faisait triste mine
Aux laiteurs d’hermine

D’un ciel de buvard.

L’air même était moite,
Baignant dans la ouate
Panathmosphérique

Du liquide fard.

O douce musique
D’un temps bas et morne,
Ce silence énorme

Où le fond se fond.

Mais le soleil vienne
Et la magicienne
Heure évaporée

File où les dieux vont :

Quelque hyperborée
Mythique et parfaite
Dans un ciel en fête !

Ainsi, vagabond,

Le moment s’envole ;
La vie en est folle…

(Là, tout se contraste
Dans un jour plus franc
Où tout devient vaste
De noir et de blanc…)



Tous droits réservés © Poème posté le 12/02/2019 par Salus

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