Été
3
Dans la chambre, par vagues le soleil se déverse
Dans la chambre, les murs sont blancs, l'été trop violent
Agathe, le front appuyé contre le miroir, contemple son inverse
Le reflet fouille son oeil, et la défigure de son air insolent
Lui aussi, voit-il ces sillons creusés sur son visage?
L'inscription du désir, et d'une valse oubliée la trace de l'ivresse
Le soleil noie la peau blanche des jumeaux céphalopages
Emportant avec lui le visage dans sa plus brûlante caresse
Les yeux noirs d'Agathe, seuls, restent.
Fermés enfin car vient le soir
Et le reflet, épuisé, a quitté le miroir
Sombre figure qui disparaît maintenant
Tandis que l'ombre s'étend
Le soleil se retire plus loin dans le jardin en dédales
Sous les fenêtres d'Agathe d'où un soupir exhale.
Dans la chambre, les murs sont blancs, l'été trop violent
Agathe, le front appuyé contre le miroir, contemple son inverse
Le reflet fouille son oeil, et la défigure de son air insolent
Lui aussi, voit-il ces sillons creusés sur son visage?
L'inscription du désir, et d'une valse oubliée la trace de l'ivresse
Le soleil noie la peau blanche des jumeaux céphalopages
Emportant avec lui le visage dans sa plus brûlante caresse
Les yeux noirs d'Agathe, seuls, restent.
Fermés enfin car vient le soir
Et le reflet, épuisé, a quitté le miroir
Sombre figure qui disparaît maintenant
Tandis que l'ombre s'étend
Le soleil se retire plus loin dans le jardin en dédales
Sous les fenêtres d'Agathe d'où un soupir exhale.
