Ballade du lac gelé
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Le temps a mis son froid manteau,
Tel un monstre qui se démène,
Avec son glacial chapiteau
Dans l’hiver à chaque semaine ;
Un husky très loin se promène,
Tandis que, comme un défilé,
On voit ce nouveau phénomène :
Les camions sur le lac gelé.
Le froid bloque chaque bateau,
Régnant sur un très grand domaine,
Plaçant son prodigieux étau
Que la noire saison ramène ;
Un très long engin se démène
Dessus l’espace désolé
Où courent d’une ardeur romaine,
Les camions sur le lac gelé.
Le pôle a mis son grand tréteau
Sur la nature qu’il malmène,
Au rythme d’un fatal marteau
Rudoyant la famille humaine ;
Là-bas un gros engin emmène
Un long convoi tout bariolé
Et l’on croise d’un air amène,
Les camions sur le lac gelé.
Princes, que chaque jour surmène
Avec son passage affolé,
Voyez sur ce sol qui les mène,
Les camions sur le lac gelé.
Tel un monstre qui se démène,
Avec son glacial chapiteau
Dans l’hiver à chaque semaine ;
Un husky très loin se promène,
Tandis que, comme un défilé,
On voit ce nouveau phénomène :
Les camions sur le lac gelé.
Le froid bloque chaque bateau,
Régnant sur un très grand domaine,
Plaçant son prodigieux étau
Que la noire saison ramène ;
Un très long engin se démène
Dessus l’espace désolé
Où courent d’une ardeur romaine,
Les camions sur le lac gelé.
Le pôle a mis son grand tréteau
Sur la nature qu’il malmène,
Au rythme d’un fatal marteau
Rudoyant la famille humaine ;
Là-bas un gros engin emmène
Un long convoi tout bariolé
Et l’on croise d’un air amène,
Les camions sur le lac gelé.
Princes, que chaque jour surmène
Avec son passage affolé,
Voyez sur ce sol qui les mène,
Les camions sur le lac gelé.
