En hiver je m'effeuille
Et mets aux quatre vents
Mon être somnolent
Aux amants que l'on cueille
En été, sil en fut
D'une ardeur retrouvée
Mon écorce au-dessus
Frissonne, désemparée
La terre est là, me porte
Et me tient prisonnier
En printemps, en cohorte
Je m'étale et renais
Grand argentier du soir
Aux matins irisés
Ta splendeur, dans le noir
Illumine en beauté
Et quand le jour se lève
Sur les coteaux de blés
Ta force nous soulève
