Le soleil des soirs (final)
2
Dans les chaudes soirées aux ténébreuses flammes
Où les vins et les cœurs se déversent à flots
Où les rues éclaircies par la clarté des âmes
Enivrées par l’ardeur des nuits, sombres enclos,
S’engourdissent de noir et d’étoiles infâmes.
Quand le long des murs bruns de la nuitée affreuse
Ils s’en vont traînant leurs misères dans un bar
Pour se rougir le pif dans la crasse ulcéreuse ;
Une charmante fille apporte leur nectar
Dont l’arrière est maté par leur œillade gueuse.
Quel pitoyable soir, quels pitoyables hommes !
Me dis-je assis non loin, mais loin de tous regards
– Ce sont les rats, les chiens de ces soirées en somme –
La fille s’approcha de ma table à l’écart
Encor beaucoup sifflés par tous ces « gentilshommes ».
Venant m’interroger avec un joli rire
Si tout allait bien et si j’étais satisfait
Je répondis par un identique sourire
– Oui merci tout va bien et vous, tout est parfait ?
Surprise, elle acquiesça dans un rouge délire.
Son élégance était forte exquise et sagace
Et ses gestes étaient dotés d’une douceur
Qu’on les mémorisait de peur qu’ils soient fugaces
Tandis qu’ils bafouaient de leurs regards son cœur
Moi, j'observais la nuit comme un jeune d’agasse.
Quand la lune étalait son ombre sur la glace
Après un court instant elle revient me voir
Et me susurra un grand merci très salace.
De mon œil darne par les alcools et le soir
Je fixais ses yeux verts cerclés de bleus vivaces ;
M’explorer tendrement d’un regard qui flamboie
Puis elle partit, se retournant un chouïa
Pour me dévorer tel un loup guettant sa proie
Ses yeux où l’on pouvait boire l’alléluia
Étaient plus exaltants que les liqueurs de joie.
Un si bel ange errant au fond d’un vaste abime
Une splendide vague affrontant un écueil
Qui viendrait s’exiler dans cet enfer ultime
Où Bacchus est en roi, où l’amour est en deuil ?
Elle qui camouflait ses richesses intimes,
Elle me contemplait toujours d’un regard grave
De ses grands yeux clairs et son visage divin,
Elle marcha vers moi à travers les épaves
Sa bouche où l’on extrait l’élixir pur du vin
Me murmura des mots pénétrant et suaves.
Et dans l’obscure nuit la douceur de ta lèvre,
Au souffle doux pareil à celui de la mer,
Remplit d’amour les cœurs, ange sublime et mièvre
Toi que l’éclat des yeux illumine l’Enfer !
Ô toi charmant poison, ô toi brillante fièvre !
Final (2 ans plus tard)
Eh pourtant chers amis, la fin de cette idylle
C’est que je suis resté planté là… Impuissant
Un sourire léger, titubant, l’air débile.
Puis je suis reparti en gravant dans mon sang
Son reflet, son parfum, sa voix... Indélébiles.
Où les vins et les cœurs se déversent à flots
Où les rues éclaircies par la clarté des âmes
Enivrées par l’ardeur des nuits, sombres enclos,
S’engourdissent de noir et d’étoiles infâmes.
Quand le long des murs bruns de la nuitée affreuse
Ils s’en vont traînant leurs misères dans un bar
Pour se rougir le pif dans la crasse ulcéreuse ;
Une charmante fille apporte leur nectar
Dont l’arrière est maté par leur œillade gueuse.
Quel pitoyable soir, quels pitoyables hommes !
Me dis-je assis non loin, mais loin de tous regards
– Ce sont les rats, les chiens de ces soirées en somme –
La fille s’approcha de ma table à l’écart
Encor beaucoup sifflés par tous ces « gentilshommes ».
Venant m’interroger avec un joli rire
Si tout allait bien et si j’étais satisfait
Je répondis par un identique sourire
– Oui merci tout va bien et vous, tout est parfait ?
Surprise, elle acquiesça dans un rouge délire.
Son élégance était forte exquise et sagace
Et ses gestes étaient dotés d’une douceur
Qu’on les mémorisait de peur qu’ils soient fugaces
Tandis qu’ils bafouaient de leurs regards son cœur
Moi, j'observais la nuit comme un jeune d’agasse.
Quand la lune étalait son ombre sur la glace
Après un court instant elle revient me voir
Et me susurra un grand merci très salace.
De mon œil darne par les alcools et le soir
Je fixais ses yeux verts cerclés de bleus vivaces ;
M’explorer tendrement d’un regard qui flamboie
Puis elle partit, se retournant un chouïa
Pour me dévorer tel un loup guettant sa proie
Ses yeux où l’on pouvait boire l’alléluia
Étaient plus exaltants que les liqueurs de joie.
Un si bel ange errant au fond d’un vaste abime
Une splendide vague affrontant un écueil
Qui viendrait s’exiler dans cet enfer ultime
Où Bacchus est en roi, où l’amour est en deuil ?
Elle qui camouflait ses richesses intimes,
Elle me contemplait toujours d’un regard grave
De ses grands yeux clairs et son visage divin,
Elle marcha vers moi à travers les épaves
Sa bouche où l’on extrait l’élixir pur du vin
Me murmura des mots pénétrant et suaves.
Et dans l’obscure nuit la douceur de ta lèvre,
Au souffle doux pareil à celui de la mer,
Remplit d’amour les cœurs, ange sublime et mièvre
Toi que l’éclat des yeux illumine l’Enfer !
Ô toi charmant poison, ô toi brillante fièvre !
Final (2 ans plus tard)
Eh pourtant chers amis, la fin de cette idylle
C’est que je suis resté planté là… Impuissant
Un sourire léger, titubant, l’air débile.
Puis je suis reparti en gravant dans mon sang
Son reflet, son parfum, sa voix... Indélébiles.
Je sais que j'ai déjà publié ce poème mais je viens de le finaliser, environ deux ans après que cette folle histoire me soit arrivé.
