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A la lueur du phare
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Les jours ont passé, lents, pauvres et solitaires ;
Bien loin sur l’Océan l’orage m’exila,
Moi, le vainqueur trop fier - l’imprudent que voilà
Désormais faisant voile, étonné, vers les terres.

Ô mon pays, là-bas ! Ô lumière ! Ô repos !
Ô fertile jardin d’amour et d’espérance !
Je t’aperçois au loin, enfin, ô Délivrance !
- A quand l’ivre gaîté de tous tes chants d’oiseaux ?

A quand le droit d’étreindre enfin la douce vie,
Et de voir s’envoler le rire des enfants ?
Comme je languis l’heur des guerriers triomphants,
Leur cœur plein d’allégresse et leur face ravie !

Quoi qu’aient juré les cieux, je reviendrai vers toi,
– Prêt à souffrir la faim, avec rigueur, sans plainte,
Aussi calme qu’en feu, devant la mort sans crainte –
Tant au-dessus de tout ton Astre fait ma loi !

© Poème posté le 15/01/2019 par Amozegh

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