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Le soir
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Le soir s'étend sur toute la plaine,
Les lampadaires éteints ont dénaturé l'exquis;
Il y flâne comme une douce fragrance endolorie,
L'allégresse lavande, en mystère de peine.

Les nuages se saupoudraient de teintes sombres.
La colline fuyait, déserte; et le corbeau noir
Et soupçonneux, d'un œil fier scrutait les ombres,
Avec l'âme adulée d'un mélancolique soir.

L'obscurité est présente et bruine en ces heures du tard.
L'obscurité en silhouettes fines vacille sur les coteaux;
Quelque chose s'échappe de la terre, à demi-mots,
Éploré, telle une poussière aux rêves hagards

© Poème posté le 10/12/2018 par Colline

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