Par l’interstice des nuages
s’immisce la scission du temps
L’ascensionnelle nue sans répit
fleure comme une indicible voie
Hier soir le chant des vents
étourdit la souvenance
Ourdie à la crinière du feu
d’éther la montagne
enlumina le pilastre du silence
Mûrit le filet de ta voix dans
le psaume de l’enfant à naître
Ce matin l’ombreuse mer
et le mirage des cieux ceignent
tendres sur nos lèvres la rosée
