Faces d'un blanc d'argent / 1) Le vent aujourd'hui
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LE VENT AUJOURD’HUI (1)
Le vent aujourd’hui pousse sur nous des nuages tristes
Prêts à mouiller les rues de larmes au moindre prétexte
Une grosseur obscure et impalpable au fond de moi
Tourne sur elle-même dans le noir
Avec des questions insensées qui rôdent
Comme des loups dans un troupeau et une odeur de galaxie morte
Me monte à la cervelle alors que comme des clochettes
J’entends tinter l’une après l’autre puis s’éteindre les dernières
Etoiles sur la mer sombre couvrant l’abîme
Mais le soleil ne se lève pas pour autant
On dirait que l’innocence et l’amour ont quitté ce monde
Dans la rue grise un balayeur fchitt fchitt pousse de vieux papiers
Au caniveau où des reflets sales ruissellent
Le temps emmène ainsi les débris de nos souvenirs
La route alors déserte où nous dessinions des marelles
Avec la craie qu’on avait en douce
Escamotée dans la rigole du tableau noir de l’école
Terre, un, un, un, deux, un, deux, ciel !
Et cette fillette rieuse aux cheveux couleur de miel !
Le vent aujourd’hui pousse sur moi des nuages tristes
Prêts à brouiller ma page de larmes au moindre début de texte
Le vent aujourd’hui pousse sur nous des nuages tristes
Prêts à mouiller les rues de larmes au moindre prétexte
Une grosseur obscure et impalpable au fond de moi
Tourne sur elle-même dans le noir
Avec des questions insensées qui rôdent
Comme des loups dans un troupeau et une odeur de galaxie morte
Me monte à la cervelle alors que comme des clochettes
J’entends tinter l’une après l’autre puis s’éteindre les dernières
Etoiles sur la mer sombre couvrant l’abîme
Mais le soleil ne se lève pas pour autant
On dirait que l’innocence et l’amour ont quitté ce monde
Dans la rue grise un balayeur fchitt fchitt pousse de vieux papiers
Au caniveau où des reflets sales ruissellent
Le temps emmène ainsi les débris de nos souvenirs
La route alors déserte où nous dessinions des marelles
Avec la craie qu’on avait en douce
Escamotée dans la rigole du tableau noir de l’école
Terre, un, un, un, deux, un, deux, ciel !
Et cette fillette rieuse aux cheveux couleur de miel !
Le vent aujourd’hui pousse sur moi des nuages tristes
Prêts à brouiller ma page de larmes au moindre début de texte
https://xavierbordes.wordpress.com/2011/07/10/poemes-de-la-terre-desesperee/
