Nullus dominus, nullae dominae
Sapiens est magis sibi credere
Quam curvari et flecti ante simulacra
Quae pro praemiis tantum bella ferunt.
Sic vocem tuam invenies.
J’ai posé un premier mot,
Qui jamais sur la page ne s’écrira,
Car l’enfant n’aime pas,
Que l’on parle en travers d’une porte,
Ouverte sur l’avenir qui lui fait peur.
J’ai posé une première strophe,
Qui jamais sur la page ne s’écrira,
Car la femme n’aime pas,
Les raisons voilées d’une dimension,
Qui lui est volée, derrière la porte,
Fermée sur ses émotions.
Alors j’ai levé les bras au ciel.
Puis j’ai demandé à l’éternel.
Pour libérer mon esprit hanté.
Hanté ! Hanté !
J’attends toujours sa réponse.
Mais elle est restée plantée,
Là, au milieu des ronces.
Nullus dominus, nullae dominae
Sapiens est magis sibi credere
Quam curvari et flecti ante simulacra
Quae pro praemiis tantum bella ferunt.
Sic vocem tuam invenies.
J’ai alors posé le paragraphe,
Qui jamais dans le livre s’écrira,
Car l’homme n’aime pas,
Les contours d’une volupté,
Le faisant tomber
Dans le ghetto de l’imbécilité.
J’ai posé un premier livre,
Qui jamais ne se lira,
Rejetant la profondeur de pensée,
Qu’offre la jeune et tendre peau,
Où chute délicatement la goutte d’eau.
Alors j’ai levé les bras au ciel.
Puis J’ai crié vers l’éternel.
Pour libérer leurs esprits envoutés.
Envoutés ! Envoutés !
J’attends toujours sa réponse.
Mais elle est restée clouée,
Là, au milieu des ronces.
Nullus dominus, nullae dominae
Sapiens est magis sibi credere
Quam curvari et flecti ante simulacra
Quae pro praemiis tantum bella ferunt.
Sic vocem tuam invenies.
L’indécence des rêves interdits,
Nous lègue des cendres,
D’une dimension inassouvie.
Le baiser est alcool,
Bu au cœur de l’orage isolé.
A la littérature maudite ! obole !
Je me pose sur une pierre de granite.
Je regarde un temps le vol d’hirondelles.
Je rêve, je me perds et deviens folle.
Un vitrail de cathédrale m’interpelle,
Je prie par ivresse, en parabole.
Alors j’ai levé les bras au ciel.
J’ai hurlé sur l’éternel.
Pour libérer mon esprit possédé.
Possédé ! possédé !
J’attends toujours sa réponse.
Mais elle est restée accrochée,
Là, au milieu des ronces.
Alors j’ai levé les bras au ciel.
Puis j’ai supplié l’éternel.
Pour libérer son esprit obsédé.
Obsédé ! Obsédé !
Il n’y a jamais eu de réponse.
Car elle est restée figée,
Là, au milieu des ronces.
Il n’y aura pas de réponse.
Elle est restée déchirée,
Là, au milieu des ronces.
Nullus dominus, nullae dominae
Sap-i-ens est mag-is si-bi cre-de-re
Quam cur-va-ri et flec-ti an-te si-mu-la-cra
Quæ pro præ-mi-is tan-tum bel-la fe-runt.
Sic vi-am tu-am in-ve-ni-es.
Sic vi-am tu-am in-ve-ni-es.
Loïc ROUSSELOT
